DAB+ : ARRIVÉE EN OCCITANIE ET EN NOUVELLE-AQUITAINE. LES RADIOS INDÉPENDANTES, MASSIVEMENT AU RENDEZ-VOUS.

DAB+ : ARRIVÉE EN OCCITANIE ET EN NOUVELLE-AQUITAINE. LES RADIOS INDÉPENDANTES, MASSIVEMENT AU RENDEZ-VOUS.

Après Paris, Marseille, Nice, Lyon, Mâcon, Nantes, La Roche-sur-Yon, l’Alsace, le Nord, le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime, le DAB+ couvre depuis le 5 novembre 2020 Toulouse, Montauban, Bordeaux et Arcachon. Désormais, ce sont 82% des 170 radios indépendantes représentées par le SIRTI qui sont sélectionnées pour émettre en DAB+. Le DAB+ est une technologie majeure pour la modernisation de la radio – libre, gratuite, anonyme et peu consommatrice d’énergie – qui doit être soutenue par l’État.

Avec le lancement en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, le DAB+ est une réalité pour 40% des Français et d’ici fin 2020, sera intégré obligatoirement dans tous les autoradios neufs. La France rattrape son retard par rapport à ses voisins européens : 84% de la population est couverte en Italie, 97% en Grande-Bretagne, et 98% en Belgique et en Allemagne.

Diversité des radios, contenus enrichis grâce aux données associées (textes, images, Electronic Program Guide 1 ), recherche des stations plus intuitive, meilleure qualité sonore, continuité de l’écoute, notamment sur la route, autant d’atouts faisant du DAB+ une technologie innovante, en complément de la FM.

Le DAB+ ouvre par ailleurs des opportunités de développement considérables au cœur des territoires en renforçant la diversité, le pluralisme et l’attractivité de l’offre radio, un plus considérable pour les auditeurs.

Confrontées au contexte de crise économique actuelle, les radios indépendantes représentées par le SIRTI en appellent au soutien des pouvoirs publics afin de parvenir à financer, sans retard préjudiciable, le déploiement le plus large possible du DAB+ en France.

Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « L’accompagnement attendu pour le média radio et le DAB+ devra d’abord être financier afin de contribuer à la diffusion, le temps pour les radios de retrouver un équilibre économique dans la crise actuelle. Le média radio attend également un accompagnement des pouvoirs publics sur le plan de la communication. Nous constatons encore trop souvent que les auditeurs ayant accès au DAB+ dans certaines régions l’ignorent. À l’instar de ce qui avait été fait lors du passage à la TNT, il est essentiel que les Français soient informés de ce nouveau mode de diffusion et de ses avantages.

COVID19 / 2e vague : pour des aides urgentes et une plus grande considération des médias locaux

2 E VAGUE DE L’ÉPIDÉMIE : LES RADIOS INDÉPENDANTES, ALLIÉES NATURELLES DU COMMERCE DE PROXIMITÉ, DEMANDENT DES AIDES URGENTES ET UNE PLUS GRANDE CONSIDÉRATION DES MÉDIAS LOCAUX

Les radios indépendantes constatent un nouvel effondrement de leur chiffre d’affaires, consécutif au second confinement. Dans ce contexte inédit, le SIRTI demande aux pouvoirs publics des aides urgentes afin de préserver l’emploi et la compétitivité des radios indépendantes dont le rôle économique, culturel et d’animation des territoires est, plus que jamais, indispensable.

Les radios indépendantes souffrent depuis mars 2020 de l’effondrement de leurs marchés publicitaires, national et local. En moyenne, sur l’année 2020, elles subiront une baisse de chiffre d’affaires d’au moins 30 %, occasionnant des risques très forts sur les emplois (déjà 200 postes sur 2500 ont été supprimés suite au premier confinement). Selon les prévisions, l’année 2021 s’annonce tout aussi difficile sur le plan social et économique.

Le SIRTI sollicite donc les mesures urgentes suivantes :

  • L’exonération des charges sociales et patronales, et la prolongation de la prise en charge à 100% du chômage partiel par l’intégration des radios indépendantes aux secteurs dits « S1 bis » dont l’activité dépend de celle des secteurs dits « S1 », définis à l’annexe 2 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, modifié.
  • Le doublement et passage à 60M€ du fonds de soutien à la diffusion hertzienne et numérique pour 2020, adopté dans la Loi de finances rectificative pour 2020 (3), en faveur des radios privées et des télévisions locales, justifié par le 2 e confinement.
  • Le prolongement en 2021 de ce fonds de soutien, pour permettre aux radios et TV de continuer à absorber les conséquences durables de la crise et à financer le déploiement compromis du DAB+.
  • Le renouvellement en 2021 du crédit d’impôt « éditeur » adopté dans le cadre de la Loi de finances rectificative pour 2020 ainsi que l’augmentation de son taux à 30%.
  • L’augmentation du montant du Prêt Garanti État (PGE) à 40% du chiffre d’affaires de l’entreprise qui en fait la demande, ainsi que le décalage du remboursement des PGE d’un an, couplé à la prise en charge des intérêts de report par l’État.
  • Une répartition équitable des 400M€ destinés aux Industries Culturelles et Créatives (ICC), dont les radios indépendantes, annoncés dans le cadre du plan de relance pour la Culture.

Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « Nous attendons que les pouvoirs publics mettent enfin en œuvre les aides promises comme le fonds de soutien à la diffusion hertzienne. Malheureusement, cela ne sera pas suffisant. Alors que nos radios sont encore une fois mobilisées au cœur des territoires, la 2 e vague de la crise sanitaire met à mal notre modèle économique reposant uniquement sur la publicité et la bonne santé des annonceurs. Les radios indépendantes sont les alliées essentielles et naturelle du commerce de proximité. Nous attendons donc une vraie reconnaissance du rôle des médias locaux et de la création radiophonique, surtout dans ces périodes de désinformation et de violence sur les réseaux sociaux. La radio est LE média de confiance des Français. Il faut le considérer à part entière et non plus le fondre dans une vision globalisée de l’audiovisuel ».

CRISE DU COVID-19 : LES RADIOS INDÉPENDANTES TOUJOURS TRÈS AFFECTÉES : 33 % D’ENTRE ELLES ONT DÛ SUPPRIMER DES EMPLOIS, 73 % NE SONT PAS CONFIANTES DANS UNE REPRISE RAPIDE

CRISE DU COVID-19 : LES RADIOS INDÉPENDANTES TOUJOURS TRES AFFECTÉES 33 % D’ENTRE ELLES ONT DÛ SUPPRIMER DES EMPLOIS 73 % NE SONT PAS CONFIANTES DANS UNE REPRISE RAPIDE

En cette rentrée radiophonique particulière, le SIRTI dévoile les résultats de la troisième étude menée auprès de ses adhérents sur les conséquences de la crise sanitaire.

Les radios indépendantes, présentes auprès des Français au plus fort de la crise, malgré le fort impact économique sur leurs structures La crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 a tout particulièrement frappé les radios de proximité, elles qui ont pourtant maintenu leurs programmes au plus fort du confinement et su créer du lien social avec les Français au cœur des territoires. Elles étaient souvent les seules radios présentes en local pour assurer l’information des citoyens.

Des conséquences importantes sur l’emploi Comme elles le redoutaient, la crise économique, qui frappe le marché local et affecte durement les recettes publicitaires en région, a des conséquences inévitables sur l’emploi. 1 radio indépendante sur 3 (33%) a procédé à des suppressions d’emplois. Si un retour à l’activité normale ne se confirme pas rapidement, 79% des radios indépendantes déclarent qu’elles réduiront encore leur masse salariale en 2021.

Un marché publicitaire toujours très fragile Malgré une tendance optimiste sur le marché national, la publicité locale, qui représente environ 50% du chiffre d’affaires des radios indépendantes, est toujours en fort repli. En moyenne, les radios indépendantes accusent une baisse de chiffre d’affaires local de 32% par rapport à 2019 pour les mois de juin à août. Un chiffre qui s’explique notamment par l’arrêt des activités évènementielles et touristiques. 73% des radios ne sont pas confiantes dans une reprise du marché publicitaire local avant 2021.

L’indispensable accompagnement de l’État pour redonner de la compétitivité aux radios indépendantes.

Si 88% des radios indépendantes saluent les aides des pouvoirs publics comme le fonds de soutien à la diffusion hertzienne FM et DAB+ de 30 millions d’euros ou pour 93% d’entre elles, le crédit d’impôt dit “création”, applicable aux redevances SACEM et SPRé, il apparaît cependant nécessaire d’aller plus loin :

  • 92% des radios indépendantes estiment indispensable une exonération significative des cotisations URSSAF sur l’année 2020 ;
  • 71% appellent à la mise en place d’un plan de relance pour le média radio à l’image de ce qui a été fait pour la presse, le cinéma ou le spectacle vivant.

Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « Malgré nos alertes et la mobilisation de plus d’une centaine de parlementaires, attachés aux médias de proximité dans leurs territoires, le Gouvernement a refusé notre demande d’exonération de charges sociales. Cette décision a eu des conséquences terribles sur des centaines d’emplois. Notre tissu de radios locales, particulièrement dynamique, a pourtant prouvé son rôle irremplaçable dans la création de lien social et l’information des populations. Il est temps de lancer un grand plan de relance du média radio. Soutenons nos radios françaises de proximité ».

Décès d’Alexandre Pagès / Les radios indépendantes en deuil

LES RADIOS INDÉPENDANTES EN DEUIL SUITE AU DÉC?S D’ALEXANDRE PAGÈS
Communiqué du SIRTI et du Groupement Les Indés Radios

Avec une profonde tristesse, les radios indépendantes expriment leurs condoléances suite au décès brutal d’Alexandre Pagès, victime de la Covid-19.
Âgé de 46 ans, homme de radio, engagé très tôt dans le secteur indépendant, Alexandre Pagès était dirigeant et fondateur d’ISA Groupe (radio ISA, radio Numéro 1, FC radio, N’Radio, Mistral FM, Perrine FM), un groupe dynamique de radios de proximité présent dans plusieurs régions françaises.
La collectivité des radios indépendantes perd aujourd’hui un brillant entrepreneur, passionné, qui portait haut les valeurs de l’indépendance et de la proximité.Nos pensées vont à sa famille, ainsi qu’à ses associés et collaborateurs.

NOMINATION DE ROSELYNE BACHELOT AU MINISTÈRE DE LA CULTURE : LES RADIOS INDÉPENDANTES À L’ÉCOUTE DE « LA MINISTRE DES TERRITOIRES »

NOMINATION DE ROSELYNE BACHELOT AU MINISTÈRE DE LA CULTURE : LES RADIOS INDÉPENDANTES À L’ÉCOUTE DE « LA MINISTRE DES TERRITOIRES »

Le SIRTI salue la nomination de Roselyne Bachelot au poste de Ministre de la Culture et demande la poursuite des actions engagées dans un contexte de précarisation de nombreuses radios locales.

Alors que le Ministère a pointé l’impact particulièrement fort de la crise sur le secteur de la culture 1 et de l’audiovisuel, et que Mme Bachelot a souhaité se définir, elle-même, comme la « Ministre des territoires », le SIRTI rappelle le rôle essentiel, au cœur des territoires, de lien social et culturel que les radios indépendantes ont joué pendant la crise mais aussi l’importance de la radio, le média de confiance des françaises et des français.

Profondément fragilisées par la crise, les radios indépendantes demandent la mise en œuvre urgente des mesures d’aides annoncées par l’État, notamment l’exonération des cotisations sociales et patronales, pour un montant estimé à 10 millions d’euros, et l’aide à la diffusion hertzienne et numérique des radios privées. Une action concrète pour laquelle plus d’une centaine de parlementaires se sont déjà mobilisés auprès du Ministère, en soutien des radios indépendantes.

Par ailleurs, le SIRTI appelle de ses vœux le maintien du projet de loi audiovisuelle dont les travaux en commission parlementaire permettaient de valoriser davantage la radio. La crise actuelle et l’évolution des attentes de nos concitoyens doivent permettre d’accélérer la reconnaissance et la protection de la création radiophonique. Une ambition vertueuse avec un double bénéfice : celui de protéger les contenus des radios françaises et de les valoriser afin de sortir d’un modèle économique entièrement dépendant de la publicité.

Le SIRTI, premier syndicat de la branche professionnelle de la radiodiffusion et premier employeur de la radio privée, représentant 170 radios adhérentes indépendantes, régionales, locales et thématiques, se tient à la disposition de la Ministre pour travailler en ce sens.