Catégorie : Communiqué

Assemblée générale du SIRTI : pour ses 45 ans, le Syndicat des radios indépendantes mobilisé sur les grands enjeux du média radio

Le SIRTI a tenu son Assemblée générale ce mardi 23 juin, réunissant ses adhérents autour des principaux enjeux qui façonneront l’avenir du média radio.

Cette séquence faisait suite au traditionnel dîner des adhérents organisé à l’occasion des 45 ans du Syndicat, qui a réuni les représentants et représentantes des radios adhérentes, leurs partenaires ainsi que de nombreux confrères et consœurs du média. Martin Ajdari, président de l’Arcom, en était l’invité d’honneur.

L’Assemblée générale s’est ouverte par une intervention de la députée européenne Emma Rafowicz, qui a présenté les principaux dossiers qu’elle porte au niveau européen en matière de médias.

Une table ronde a ensuite réuni Romain Laleix, membre du collège de l’Arcom et président du groupe de travail radio, Maëlo Seuret, délégué général d’Ensemble pour le DAB+, et Caroline Rogard, déléguée générale de l’Alliance de la Radio. Les échanges ont mis en lumière les actions communes conduites au service du média et plusieurs chantiers majeurs pour les mois à venir, notamment l’acte II du Livre blanc de la radio annoncé par l’Arcom, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio déposée par le sénateur Laurent Lafon ainsi que les conclusions attendues dans les prochains jours des travaux conduits conjointement par le CNM et l’Arcom sur l’exposition de la musique.

Les débats ont également confirmé les attentes fortes des radios indépendantes, quels que soient leur format et leur zone de couverture – locales, régionales, thématiques ou généralistes. Dans un contexte de fortes tensions sur les financements publicitaires, les participants ont appelé les pouvoirs publics à prendre les mesures nécessaires pour préserver les équilibres économiques du média radio et garantir les conditions d’une concurrence équitable, tant au niveau national que sur les marchés locaux.

Les travaux statutaires ont ensuite conduit au renouvellement partiel du Conseil d’administration. Les adhérents ont renouvelé leur confiance à Christophe Schalk (Top Music), Régis Picot (Radio VFM) et Olivier Fabre (100%) et élu Victoire de Villiers (Alouette), qui rejoint le Conseil d’administration aux côtés d’Aude Binder (DKL Radio), Patricia Daudruy (Radio Scoop), Emmanuel Rials (Paname) et Jérôme Soleymieux (La Radio Plus).

Réuni à l’issue de l’Assemblée générale, le Conseil d’administration a reconduit Christophe Schalk dans ses fonctions de président du SIRTI et Régis Picot dans celles de secrétaire national.

Christophe Schalk, président du SIRTI, a déclaré :

« À l’occasion des 45 ans du SIRTI, les radios indépendantes ont réaffirmé leur pleine mobilisation au service du pluralisme et de l’avenir du média radio. L’équipe permanente comme les élus sont pleinement engagés dans l’action collective pour défendre les intérêts de nos adhérents et accompagner les grandes transformations du secteur. Cette mobilisation est d’autant plus essentielle que plusieurs échéances structurantes s’ouvrent aujourd’hui pour l’avenir de la radio. »

L’Alliance de la Radio et Radio France appellent les décideurs européens à rendre la radio obligatoire dans tous les nouveaux véhicules

Alors que la Commission européenne a présenté sa proposition législative dans le cadre du Digital Networks Act et de la révision du Code européen des communications électroniques (EECC), Radio France et l’Alliance de la Radio, association fédérant l’ensemble des radios commerciales privées françaises, appellent les décideurs européens à rendre obligatoire l’intégration d’un récepteur radio FM et DAB+ dans tous les nouveaux véhicules de catégories M, N et L immatriculés dans l’Union européenne.

Garantir un accès universel et gratuit à la radio

La radio demeure le média de confiance et de proximité par excellence : elle offre à des millions d’européens un accès gratuit, anonyme et direct au débat démocratique, à une information fiable, à des programmes culturels variés et à la musique sur l’ensemble des territoires. En assurant la présence de la radio FM et DAB+ à bord des véhicules, l’Union européenne soutient la diversité culturelle et la création locale et préserve sa souveraineté avec un écosystème de contenus éditoriaux européens, sans intermédiation des grandes plateformes numériques mondiales.

Un service d’intérêt général indispensable en situation de crise

La radio est un vecteur d’information robuste et accessible. Ses réseaux de diffusion hertzien reposent sur des infrastructures sécurisées, dotées de moyens d’alimentation autonomes et capables de fonctionner durablement. En cas de crise (climatique, sanitaire ou technique), elle permet de communiquer massivement et simultanément auprès de la population, sans risque lié à l’absence ou la saturation des réseaux.

Ce caractère fait de la radio un bien commun européen au service de l’intérêt général et de la sécurité civile des citoyens européens.

Prévenir un recul de l’accès à l’information, à la musique et au pluralisme des médias

Les évolutions du marché montrent un risque concret : certains véhicules sont désormais proposés sans récepteur radio au profit de solutions uniquement connectées. Alors que l’automobile reste le principal lieu d’écoute de la radio, l’absence de récepteur mettrait en péril l’accès universel et fiable des citoyens à des contenus radiophoniques de grande qualité.

Une mesure simple, proportionnée et compatible avec l’innovation

Imposer la présence d’un récepteur radio FM et DAB+ dans tous les nouveaux véhicules est une exigence proportionnée et prévisible pour l’industrie. Une harmonisation européenne offrirait aux constructeurs et aux équipementiers un cadre stable, tout en laissant pleinement la place aux services numériques embarqués de manière complémentaire. Il s’agit de préserver un socle commun d’accès à l’information, à la culture et au pluralisme pour tous les Européens, sans freiner l’innovation.

Les radios privées écoutées quotidiennement par 3 auditeurs sur 4*

L’Alliance de la Radio se félicite des résultats d’audience publiés par Médiamétrie pour septembre-octobre 2025 : près de 75% des auditeurs*, soit trois auditeurs sur quatre, écoutent une radio privée. Une performance collective remarquable qui confirme la puissance des radios de l’Alliance.

Ce résultat exceptionnel témoigne de l’attachement profond des Françaises et des Français à la radio privée, qui propose une offre plurielle et diversifiée, qu’elle soit généraliste ou thématique, locale ou nationale. Cette diversité constitue le cœur battant de la radio en France.

Dans un paysage radiophonique marqué par des défis majeurs — adaptations réglementaires, diffusion numérique, lutte contre l’intermédiation par les plateformes numériques —, les radios privées continuent d’inspirer confiance et fidélité. Elles réunissent chaque mois plus de 52 millions de français**. Ce lien quotidien direct avec nos concitoyens est un atout précieux pour notre souveraineté qu’il faut préserver.

Ces résultats rappellent que la radio est un pilier essentiel pour l’information, l’accès à la culture, à la musique et au divertissement pour tous et un lien social indispensable. Ils soulignent également l’importance de préserver les équilibres économiques qui permettent le financement de cette richesse.

L’Alliance de la Radio poursuivra, avec détermination, son travail de défense du pluralisme et de promotion d’un média ouvert, gratuit, au service de tous et financé exclusivement par la publicité.

À propos de l’Alliance de la Radio
Lancée en janvier 2025, l’Alliance de la Radio regroupe les radios RTL, RTL2 et Fun Radio (radios du groupe M6), NRJ, Nostalgie, Chérie FM et Rires et Chansons (radios du groupe NRJ), les 200 radios locales, régionales, thématiques et généralistes indépendantes adhérentes au SIRTI, Europe 1, Europe 2 et RFM (radios du groupe Lagardère Radio), RMC et BFM Business (radios du groupe RMC BFM), Radio Classique (radio du groupe Les Échos Le Parisien) et Skyrock. L’Alliance porte une ambition forte pour valoriser la puissance et la pertinence du média auprès des acteurs économiques, institutionnels et du grand public. Elle abrite également une Commission publicitaire regroupant les régies publicitaires de ses membres, chargée d’établir tous travaux et études à destination du marché. Pour en savoir plus : https://alliancedelaradio.fr/

* Médiamétrie EAR National, Septembre-Octobre 2025, LàV, 5h-24h, Ensemble13 ans et +, Audience Cumulée des Radios Privées Commerciales sur l’Audience Cumulée du Total Radio.
** Médiamétrie EAR Insights, Septembre-Octobre 2025, 5h-24h, Couverture Mensuelle 28 jours LàD, Ensemble 13 ans et +, Radios Privées Commerciales.

AUDITION PUBLIQUE DEVANT L’ARCOM : LE SIRTI ALERTE SUR LES RISQUES D’OUVRIR À SKYROCK L’ACCÈS À LA PUBLICITÉ LOCALE DANS UNE LARGE PARTIE DU SUD-EST DE LA FRANCE

Auditionnés ce mercredi par l’Arcom, les représentants du SIRTI ainsi que plusieurs de ses radios indépendantes adhérentes, parmi lesquelles Mistral FM, Cannes Radio et Kiss FM, ont alerté l’Autorité sur la demande de Skyrock visant à passer de la catégorie D à la catégorie C dans les zones de Toulon, Nice, Avignon, Cannes et les territoires environnants. Un passage en catégorie C permettrait à Skyrock d’accéder à la publicité locale dans une large partie du Sud-Est de la France, une ressource vitale pour les radios de proximité.

Un tel changement bouleverserait les équilibres locaux : dans ces territoires parfois économiquement fragiles, les radios indépendantes jouent un rôle essentiel d’information, de lien social et d’ancrage territorial, tandis que le marché publicitaire est sous tension. L’arrivée d’un acteur supplémentaire sur le marché local détournerait des revenus indispensables à la pérennité d’acteurs radio implantés de longue date.

Le projet présenté n’apporte par ailleurs aucun format nouveau ni réelle valeur éditoriale locale. L’étude d’impact publiée par l’Arcom en août qualifiait cet apport d’« enrichissement léger », sans nouveauté significative pour le pluralisme ou la diversité des contenus. Rien ne justifie, dans ces conditions, une évolution de catégorie qui modifierait profondément la concurrence locale sans répondre aux besoins éditoriaux des territoires concernés.

Au regard des enjeux soulevés et des risques majeurs pour l’ensemble des équilibres du secteur, à un moment où les marchés locaux sont déjà fragilisés par la pression des plateformes numériques et par le déploiement inquiétant de la TV segmentée, le SIRTI considère que l’évolution demandée ne peut être agréée par l’Arcom.

Christophe Schalk, Président du SIRTI « appelle l’Arcom à refuser cette évolution de catégorie, qui créerait un précédent dangereux sur une zone de plus de 2 millions d’habitants et ne servirait ni l’intérêt général du média radio ni celui des acteurs locaux engagés au quotidien dans la vie des territoires. »

Baisse du FSER dans le PLF 2026 : un signal inquiétant pour le média radio

L’Alliance de la Radio exprime sa préoccupation face au projet de diminution du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) prévu dans le projet de loi de finances pour 2026.

Le projet de loi de finances pour 2026 présenté par le Gouvernement prévoit une dotation du FSER en baisse 44%, passant de 35,3 millions d’euros en 2025 à 19,6 millions d’euros en 2026.

Même si ce fonds concerne spécifiquement les radios associatives et que les radios membres de l’Alliance de la Radio n’en bénéficient pas, cette évolution budgétaire traduit le désengagement global à l’égard du média radio par les pouvoirs publics, à un moment où l’ensemble de la filière fait face à des enjeux décisifs pour l’avenir : intermédiation et accès aux médias, transformation numérique, montée en puissance du DAB+, évolution des usages, lutte contre la désinformation…

L’Alliance de la Radio rappelle que le média radio joue un rôle essentiel de cohésion sociale et de pluralisme, et qu’il importe de préserver les équilibres qui ont permis d’en faire le média de confiance des Français.

Dans ce contexte, l’Alliance de la Radio demande au Gouvernement et au Parlement de réexaminer cette évolution budgétaire dans le cadre du débat parlementaire en cours, afin de garantir la stabilité du secteur et de préserver la diversité des acteurs radiophoniques sur le territoire.

Elle souligne également la nécessité, à moyen terme, d‘engager une réflexion sur le financement du média en soutien notamment à sa modernisation, comparable à celui dont bénéficient d’autres industries culturelles.