COMMUNIQUÉ – Les radios indépendantes, piliers de l’information de proximité, pleinement mobilisées pour les élections municipales et intercommunales.

À l’approche du scrutin municipal et intercommunal organisé ce dimanche dans l’ensemble des communes de France, le SIRTI rappelle le rôle essentiel des radios indépendantes dans l’information de proximité et leur engagement constant en faveur d’un débat démocratique pluraliste et accessible à tous.

Le SIRTI fédère aujourd’hui près de 200 radios indépendantes, locales ou régionales, généralistes ou thématiques, implantées dans tous les territoires. Depuis plus de 45 ans, ces médias constituent des acteurs essentiels de la vie démocratique locale et de l’information des citoyens au plus près de leurs territoires.

De la grande agglomération à la plus petite commune, les radios indépendantes assurent chaque jour un traitement rigoureux de l’actualité locale. À l’occasion des élections municipales et intercommunales, elles sont pleinement mobilisées pour proposer aux citoyens une information fiable, diversifiée et ancrée dans les réalités du terrain.

Tout au long de la campagne, les radios indépendantes ont accueilli sur leurs antennes les candidates et les candidats, leur permettant de présenter leurs projets, de débattre des enjeux locaux et de s’adresser directement aux électeurs. Dans le respect des règles d’équité fixées par l’Arcom, elles ont organisé de nombreux débats, interviews et émissions spéciales consacrés aux élections.

En complément de leurs programmes, elles ont également assuré une couverture éditoriale régulière sur leurs sites internet, à travers des articles consacrés à l’actualité de la campagne et aux enjeux municipaux et intercommunaux.

Dimanche soir, les équipes des radios indépendantes seront pleinement mobilisées pour suivre le scrutin, faire remonter les résultats dans les territoires, analyser les équilibres politiques locaux et éclairer les citoyens sur les perspectives qui s’ouvrent pour leurs communes et leurs intercommunalités.

Par leur présence quotidienne au cœur des territoires, les radios indépendantes jouent un rôle irremplaçable dans la compréhension des enjeux locaux et dans la vitalité du débat démocratique.

Ce travail d’information de proximité constitue une véritable force pour la démocratie française. Il mérite d’être reconnu, soutenu et accompagné, notamment au regard des enjeux de financement du secteur et de l’évolution du cadre réglementaire et législatif, indispensables pour permettre à ces médias de continuer à remplir pleinement leur mission au service des territoires et des citoyens.

L’Alliance de la Radio et Radio France appellent les décideurs européens à rendre la radio obligatoire dans tous les nouveaux véhicules

Alors que la Commission européenne a présenté sa proposition législative dans le cadre du Digital Networks Act et de la révision du Code européen des communications électroniques (EECC), Radio France et l’Alliance de la Radio, association fédérant l’ensemble des radios commerciales privées françaises, appellent les décideurs européens à rendre obligatoire l’intégration d’un récepteur radio FM et DAB+ dans tous les nouveaux véhicules de catégories M, N et L immatriculés dans l’Union européenne.

Garantir un accès universel et gratuit à la radio

La radio demeure le média de confiance et de proximité par excellence : elle offre à des millions d’européens un accès gratuit, anonyme et direct au débat démocratique, à une information fiable, à des programmes culturels variés et à la musique sur l’ensemble des territoires. En assurant la présence de la radio FM et DAB+ à bord des véhicules, l’Union européenne soutient la diversité culturelle et la création locale et préserve sa souveraineté avec un écosystème de contenus éditoriaux européens, sans intermédiation des grandes plateformes numériques mondiales.

Un service d’intérêt général indispensable en situation de crise

La radio est un vecteur d’information robuste et accessible. Ses réseaux de diffusion hertzien reposent sur des infrastructures sécurisées, dotées de moyens d’alimentation autonomes et capables de fonctionner durablement. En cas de crise (climatique, sanitaire ou technique), elle permet de communiquer massivement et simultanément auprès de la population, sans risque lié à l’absence ou la saturation des réseaux.

Ce caractère fait de la radio un bien commun européen au service de l’intérêt général et de la sécurité civile des citoyens européens.

Prévenir un recul de l’accès à l’information, à la musique et au pluralisme des médias

Les évolutions du marché montrent un risque concret : certains véhicules sont désormais proposés sans récepteur radio au profit de solutions uniquement connectées. Alors que l’automobile reste le principal lieu d’écoute de la radio, l’absence de récepteur mettrait en péril l’accès universel et fiable des citoyens à des contenus radiophoniques de grande qualité.

Une mesure simple, proportionnée et compatible avec l’innovation

Imposer la présence d’un récepteur radio FM et DAB+ dans tous les nouveaux véhicules est une exigence proportionnée et prévisible pour l’industrie. Une harmonisation européenne offrirait aux constructeurs et aux équipementiers un cadre stable, tout en laissant pleinement la place aux services numériques embarqués de manière complémentaire. Il s’agit de préserver un socle commun d’accès à l’information, à la culture et au pluralisme pour tous les Européens, sans freiner l’innovation.

Après l’affaire Lidl, la réforme de la publicité télévisée inquiète les médias (reprise The Media Leader)

Retrouvez l’article original ici

Le gouvernement prépare un projet de décret visant à assouplir la réglementation encadrant la publicité télévisée de la grande distribution, à la suite de la décision de Lidl de quitter la télévision en 2026, jugeant le cadre actuel trop contraignant.

Selon un article paru dans Le Figaro, le texte, porté par le ministère de la Culture, doit être transmis à l’Arcom, qui auditionnera les acteurs du marché, tandis qu’une étude d’impact est en préparation.

Cette initiative a suscité une vive opposition d’une partie de l’écosystème médiatique. Dans deux courriers adressés au Premier ministre et à la ministre de la Culture, l’APIG, le SEPM, la FNPS, Lagardère Radio, NRJ Group, Skyrock, Radio Classique, le SIRTI et l’UPE alertent sur les risques pour le financement des médias et le pluralisme de l’information, exprimant leur « profonde inquiétude », écrit le quotidien.

Ils estiment que la réglementation actuelle reste essentielle pour préserver le pluralisme et l’équilibre du financement des médias, alors que la presse et la radio ont déjà vu leurs parts de marché publicitaire fortement reculer.

Décret de 1992

Rappelant que l’actuelle réglementation a été mise en place afin de « préserver le pluralisme des acteurs de la presse, de la radio, de la publicité extérieure et des médias locaux, acteurs fortement dépendants du secteur de la distribution », ils estiment que ses principes sont « plus valables que jamais » alors que la situation économique s’est fortement dégradée depuis lors. 

« La part de marché publicitaire de la presse a par exemple été divisée par 4, celle de la radio par près de 2. »

Selon les signataires, « l’actuelle réglementation participe de l’équilibre du financement des médias, et de leur diversité dans notre pays. Sa remise en cause serait fatale à nos médias et causerait des dommages irrémédiables au pluralisme de l’information et de la culture en France. » 

Plus précisément, ils expliquent que la mesure fragiliserait « le financement du journalisme et de l’information professionnelle dans un contexte de désinformation massive, alors que presse et radio emploient une écrasante majorité des effectifs de journalistes ».

Par ailleurs, poursuivent-ils, elle diminuerait « les contributions financières et les investissements locaux (équipements, services…) réalisés par les opérateurs de communication extérieure au profit des territoires ». Enfin, la modification de l’actuel décret « remettrait en cause le rôle culturel et républicain de nos médias radiophoniques, notamment vis-à-vis de la jeune génération ».

Bonne année 2026 !

Bonne année 2026

Le SIRTI adresse ses meilleurs vœux à ses radios et régies publicitaires adhérentes, aux auditeurs, aux partenaires de la filière radio, ainsi qu’aux pouvoirs publics et autorités de régulation.

En 2026, les radios indépendantes — locales, régionales, thématiques et généralistes, diffusées en FM, en DAB+ et sur les supports numériques — continueront de faire vivre un média solide, pluriel et ancré dans les territoires, engagé dans une dynamique constante d’évolution, d’innovation et d’adaptation de ses pratiques.

Cette dynamique repose sur l’action collective de l’ensemble des acteurs du média radio et sur un dialogue exigeant et constructif avec les pouvoirs publics, au service de l’avenir de la radio.

Le SIRTI renforce sa représentativité et accueille dix régies publicitaires

Annoncée en juin dernier, l’ouverture du SIRTI aux régies publicitaires locales est désormais effective. Dix régies ont déjà rejoint le syndicat aux côtés des éditeurs, marquant une étape structurante pour la défense du modèle économique des radios indépendantes et le renforcement de leur poids sur le marché publicitaire local.

Avec plus de 8 millions d’auditeurs quotidiens, les radios indépendantes constituent un acteur majeur du paysage audiovisuel français. Leur équilibre économique repose en grande partie sur la publicité locale, qui représente pour nombre d’entre elles près de la moitié de leur chiffre d’affaires et conditionne la production d’une information de proximité de qualité.

Or, ce marché connaît des tensions croissantes. En 2024, les recettes de publicité locale des radios indépendantes ont été challengées par le développement croissant du digital qui capte désormais 36 % des investissements locaux (+8,3 %) et de la progression de la télévision segmentée (+13,5 %), selon l’Observatoire des investissements publicitaires locaux et le BUMP 2024.

Dans ce contexte, le SIRTI a fait le choix d’ouvrir ses portes aux régies publicitaires locales afin de fédérer l’ensemble de la chaîne de valeur de la radio indépendante. Face au captage des investissements par les plateformes numériques et à l’essor rapide de la télévision segmentée, le syndicat renforce ainsi sa capacité d’action. Il entend veiller à la bonne application des dispositifs réglementaires et promouvoir une véritable responsabilité démocratique des acteurs vis-à-vis de l’écosystème médiatique local en faisant appliquer la règle « à programme local, publicité locale ».

Cette représentativité élargie dans le secteur publicitaire s’inscrit en complémentarité avec les éditeurs de radio qui ont fait le choix d’organiser leurs services commerciaux au sein de structures intégrées aux équipes assurant la conception des programmes.

En cette fin d’année 2025, dix régies publicitaires ont rejoint le SIRTI. Couvrant une large part des régions françaises métropolitaines, elles commercialisent principalement des radios indépendantes, mais également d’autres marques radio et, pour certaines, des dispositifs multi-supports :

  • 100% régie
  • Activ média
  • Force 1 publicité
  • Happy media
  • HPI
  • La Maison FG
  • La régie 1981
  • Mediarun
  • Régie Ouest
  • Tertio

« En accueillant les régies locales, le SIRTI affirme sa vocation à représenter l’ensemble de l’écosystème des radios indépendantes. Éditeurs et régies partagent un même engagement : défendre un modèle économique local, garant de la diversité et de la vitalité de l’information dans les territoires », déclare Christophe Schalk, président du SIRTI.