LE SIRTI ET LOCALES.TV ANNONCENT LA MISE EN PLACE DE GROUPES DE TRAVAIL POUR APPUYER LA CRÉATION D’UN STATUT POUR LES MÉDIAS LOCAUX ET LA REMISE DE PROPOSITIONS EN MARS

Communiqué de presse

Dans un contexte de questionnement sur la concentration des médias et son impact sur l’expression de la démocratie, il apparait plus important que jamais de protéger et de soutenir les acteurs du secteur afin d’assurer leur pérennité.

Pour poursuivre les réflexions et travaux engagés lors des premières Assises de l’Audiovisuel local, le SIRTI et locales.tv annoncent le lancement de groupes de travail autour de leur demande de labellisation des médias locaux. Cette labellisation est un instrument essentiel pour le maintien futur du pluralisme de l’information au cœur de nos territoires. Média de confiance des Fançais, l‘audiovisuel local privé doit, comme ses confrères de la presse écrite, voir son mode d’expression protégé ; particulièrement contre les géants des médias et les Gafams qui ponctionnent les marchés publicitaires locaux et génèrent une intermédiation pénalisante alors qu’ils ne font l’objet d’aucune régulation.

La labellisation de l’audiovisuel local offrira aux médias qui en bénéficieront l’accès à un ensemble de mesures adaptées et spécifiques autour des trois piliers :

• Création d’un fonds de soutien à la diffusion hertzienne afin de garantir un modèle de diffusion sans intermédiation ;

• Soutien à l’innovation, notamment pour la modernisation technique des équipements, l’adaptation aux nouveaux usages, nouveaux formats d’expression et contenus ;

• Mise en place d’une fiscalité incitative avec un crédit d’impôt sur les investissements publicitaires sur les médias audiovisuels locaux. La publicité est aujourd’hui la principale source de financement des médias privés. Investir sur un média local, c’est favoriser le dynamisme économique de proximité. La mesure peut être complétée avec la mise en place d’un taux de TVA réduit sur les subventions.

Si la demande de labellisation recouvre donc déjà des domaines très identifiés, il convient d’en circonscrire les conditions d’accès à l’ensemble des médias audiovisuels locaux. À cette fin, locales.tv et le SIRTI remettront au Ministère de la Culture les conclusions des groupes de travail à la fin du mois de mars.

Ces propositions permettront aux pouvoirs publics d’engager rapidement une réflexion avec l’ensemble des parties-prenantes avec l’objectif de donner à l’Audiovisuel local, un statut, une protection et un soutien.

Bonne année 2022 !

La radio libre et indépendante, partout en France,
doit être protégée et développée.

En 2022, nous faisons le vœu que les médias audiovisuels locaux et indépendants obtiennent un statut qui reconnaisse leurs rôles démocratique, économique et citoyen.

BONNE ANNÉE

Alain Liberty, Président Le Conseil d’Administration
et l’équipe permanente du SIRTI

Communiqué : “Les radios du Bureau de la Radio et du SIRTI saluent l’évolution du contrôle par le CSA des obligations de diffusion de musique francophone à la radio”

Les radios du Bureau de la Radio et du SIRTI saluent l’évolution du contrôle par le CSA des obligations de diffusion de musique francophone à la radio.

Communiqué de presse – 21 décembre 2021

Les radios du Bureau de la Radio et du SIRTI saluent la modernisation par le CSA des règles portant sur le contrôle des obligations de diffusion des chansons d’expression francophone à la radio. Cette évolution est une avancée attendue depuis longtemps par les radios pour défendre leur modèle à armes moins inégales, alors que les plateformes de musique en ligne ne subissent aucune de ces contraintes règlementaires et législatives.

En leur permettant de s’adapter à l’évolution des habitudes de consommation de la musique et de mieux répondre à la demande des auditeurs, les radios pourront maintenir leur rôle prescripteur et d’accompagnement des artistes, tout particulièrement des nouveaux talents francophones. La radio est en effet le premier mode d’écoute de la musique en France (85% des Français 1 utilisent la radio pour écouter de la musique). C’est aussi le média qui permet la découverte des nouveaux artistes : près de 6 Français sur 10 y découvrent de nouveaux artistes, leurs titres et albums. Alors que les nouveaux talents francophones représentent, selon leurs formats, jusqu’à un quart de la programmation des radios, cette évolution va permettre aux radios d’accompagner plus durablement le développement de carrière de ces artistes.

La vitalité de la création francophone et des artistes est essentielle pour les radios et leurs auditeurs. Préserver l’attractivité des radios, c’est garantir le lien entre les artistes et les auditeurs. Aussi, permettre aux radios d’être plus fidèles à leur positionnement éditorial est salutaire à un moment où les modes d’écoute et d’accès à la musique évoluent A cet égard, l’évolution des modalités de contrôle par le CSA du respect des obligations de diffusion de musique francophone à la radio est un premier pas, que les radios saluent, vers la nécessaire réduction d’une asymétrie de régulation criante avec les plateformes de musique en ligne.

[vidéo]Assises de l’audiovisuel local : « l’audiovisuel en 2030»

Nous vous proposons de revivre en vidéo la 1ère édition des Assises de l’Audiovisuel local organisées le 25 novembre dernier par le SIRTI et Locales TV.

Les Assises ont accueilli une table-ronde de conclusion intitulée “l’audiovisuel en 2030” en présence du Président du CSA, Roch-Olivier Maistre, de la Députée Présidente déléguée du Groupe LREM Aurore Bergé aux côtés d’Aurélie Rousseau et Alain Liberty.

Découvrez en synthèse les propos des différents intervenants lors de la table-ronde « L’audiovisuel local en 2030 »

Quel avenir pour l’audiovisuel local ? Vaste question à laquelle quatre intervenants particulièrement concernés par le sujet, ont cherché à apporter des éléments de réponse lors des premières Assises de l’Audiovisuel Local.

Pour Roch-Olivier Maistre, président de l’ARCOM (ex-CSA) : « il y a des mutations dans le paysage audiovisuel français. Les usages se sont transformés, les formats évoluent, les modes d’accès à l’information se multiplient. En 2018, le CSA avait étudié 3 scénarios : la continuité ; la rupture, avec des formats numériques devenus dominants ; et la symbiose, un scénario dans lequel les médias traditionnels s’adaptaient à l’univers digital. C’est bien ce dernier cas de figure qui se déploie actuellement et que nous devons accompagner en adaptant nos législations à ce nouvel environnement. »

Aurore Berger, députée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LaREM a, quant à elle, rappelé que les médias audiovisuels locaux ont plutôt bien résisté au raz-de-marée des plates-formes numériques : « ils ont montré leur intérêt dans le cadre d’une information de proximité et de qualité. La puissance de leur maillage territorial représente un atout compétitif indiscutable, tout comme leur capacité à diffuser des flux en live. Nous devons toutefois nous demander si les lois en vigueur pour l’audiovisuel français sont toujours en phase avec ses enjeux. La réglementation est parfois excessive et nous devons collectivement travailler sur ce sujet ».

De son côté, Alain Liberty, président du SIRTI, a souligné que le monde des médias audiovisuels changeait très vite : « nous avons à peine le temps de faire une réforme que nos compétiteurs ont déjà deux longueurs d’avance. Aujourd’hui, 40 % des 15-25 ans s’informent sur les réseaux sociaux et considèrent que cette information est aussi fiable que celles que nous produisons. C’est inquiétant. Pour autant, ces plates-formes numériques sont un moyen pour nos médias de toucher directement leur audience. Seulement, à partir du moment où nos concitoyens les utilisent comme un média, alors ces acteurs doivent appliquer les mêmes règles que celles qui conditionnent la diffusion sur nos radios ».

Enfin, Aurélie Rousseau, coprésidente de Locales TV, a tenu à réaffirmer la puissance des médias audiovisuels locaux : « ils servent de catalyseurs, de détonateurs à la création en région. Ils contribuent humblement à la constitution de ce que l’on nomme le patrimoine immatériel. Ce qui nous permettra de rester attractifs demain, c’est la qualité de nos contenus. Mais il est également important pour nos médias d’exister sur les réseaux sociaux. Il y a une place pour eux sur ces espaces. C’est à nous de la trouver en limitant les risques et en prenant soin d’échapper aux pièges ».

[vidéo]Assises de l’audiovisuel local : « Pour un écosystème vertueux de l’audiovisuel local »

Nous vous proposons de revivre en vidéo la 1ère édition des Assises de l’Audiovisuel local organisées le 25 novembre dernier par le SIRTI et Locales TV.

Les Assises ont accueilli une table-ronde intitulée : « Pour un écosystème vertueux de l’audiovisuel local » avec Jean-Erice Valli, Line Gasparini, Dominique Carlac’h et Didier Le Bougeant.

Entre GAFAM et concentration, quelle place pour les médias locaux indépendants ? C’est à cette question qui pose celle de notre financement, et donc de notre pérennité, que répondait cette table ronde. Pour introduire ce sujet, Mercedes Erra, Présidente de BETC Groupe a rappelé l’importance de la publicité locale : « Elle va permettre aux annonceurs d’accéder à ce public de façon différente, en replaçant leur information dans une réalité quotidienne. Je crois très fort qu’il faut tout faire pour préserver nos médias locaux, afin qu’il y ait une vraie démocratie ».

La publicité locale est en effet aujourd’hui l’une des principales sources de financement. Jean-Éric Valli, Président des Indés Radios, estimait qu’elle représentait 50 % du chiffre d’affaires des radios locales. Il a fustigé la logique très dangereuse des GAFAM, qui ne créent pas de contenu et accaparent une partie de nos budgets publicitaires sans aucun engagement sur nos territoires. « C’est un vrai sujet », a-t-il affirmé, « car nous sommes en compétition avec ces acteurs, qui ne sont pas soumis à nos contraintes. L’argent qui est mis par les acteurs locaux dans ces réseaux, c’est autant en moins pour nos médias. » Et d’ajouter que : « cette prise de conscience doit être partagée par les pouvoirs publics. Nous sommes là sur des enjeux de souveraineté. »

Didier le Bougeant, Adjoint au Maire de Rennes, est venu rappeler l’importance de l’implication des communes dans le soutien aux médias audiovisuels locaux. « Agiles, les médias locaux inventent de nouvelles manières de parler aux territoires et à leurs acteurs et travaillent main dans la main avec les collectivités. Pendant la crise, nous avons ainsi financé des spots solidaires pour les commerçants et les artisans sur nos médias locaux », a-t-il précisé. L’implication des collectivités locales dans la vie des médias garantit leur pérennité.

Dominique Carlac’h, vice-présidente et porte-parole du Medef a rappelé qu’une entreprise doit pouvoir s’appuyer sur les médias locaux pour asseoir son ancrage territorial. En région, il est souvent plus difficile de recruter et de fidéliser ses collaborateurs. En donnant la parole à ces entreprises, les médias audiovisuels locaux participent à leur rayonnement et à leur attractivité. « Nous souhaitons aujourd’hui défendre l’espace concurrentiel et corriger la distorsion qui existe avec les GAFAM. »

Line Gasparini, Directrice Générale Adjointe de 366 #communities rappelle l’évolution des modèles : « Nous faisons en sorte de nous adresser aux auditeurs, lecteurs et téléspectateurs, en adoptant les formats qui soient les plus adaptés aux différents écosystèmes et à leurs attentes ».

.