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Après l’affaire Lidl, la réforme de la publicité télévisée inquiète les médias (reprise The Media Leader)

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Le gouvernement prépare un projet de décret visant à assouplir la réglementation encadrant la publicité télévisée de la grande distribution, à la suite de la décision de Lidl de quitter la télévision en 2026, jugeant le cadre actuel trop contraignant.

Selon un article paru dans Le Figaro, le texte, porté par le ministère de la Culture, doit être transmis à l’Arcom, qui auditionnera les acteurs du marché, tandis qu’une étude d’impact est en préparation.

Cette initiative a suscité une vive opposition d’une partie de l’écosystème médiatique. Dans deux courriers adressés au Premier ministre et à la ministre de la Culture, l’APIG, le SEPM, la FNPS, Lagardère Radio, NRJ Group, Skyrock, Radio Classique, le SIRTI et l’UPE alertent sur les risques pour le financement des médias et le pluralisme de l’information, exprimant leur « profonde inquiétude », écrit le quotidien.

Ils estiment que la réglementation actuelle reste essentielle pour préserver le pluralisme et l’équilibre du financement des médias, alors que la presse et la radio ont déjà vu leurs parts de marché publicitaire fortement reculer.

Décret de 1992

Rappelant que l’actuelle réglementation a été mise en place afin de « préserver le pluralisme des acteurs de la presse, de la radio, de la publicité extérieure et des médias locaux, acteurs fortement dépendants du secteur de la distribution », ils estiment que ses principes sont « plus valables que jamais » alors que la situation économique s’est fortement dégradée depuis lors. 

« La part de marché publicitaire de la presse a par exemple été divisée par 4, celle de la radio par près de 2. »

Selon les signataires, « l’actuelle réglementation participe de l’équilibre du financement des médias, et de leur diversité dans notre pays. Sa remise en cause serait fatale à nos médias et causerait des dommages irrémédiables au pluralisme de l’information et de la culture en France. » 

Plus précisément, ils expliquent que la mesure fragiliserait « le financement du journalisme et de l’information professionnelle dans un contexte de désinformation massive, alors que presse et radio emploient une écrasante majorité des effectifs de journalistes ».

Par ailleurs, poursuivent-ils, elle diminuerait « les contributions financières et les investissements locaux (équipements, services…) réalisés par les opérateurs de communication extérieure au profit des territoires ». Enfin, la modification de l’actuel décret « remettrait en cause le rôle culturel et républicain de nos médias radiophoniques, notamment vis-à-vis de la jeune génération ».

Bonne année 2026 !

Bonne année 2026

Le SIRTI adresse ses meilleurs vœux à ses radios et régies publicitaires adhérentes, aux auditeurs, aux partenaires de la filière radio, ainsi qu’aux pouvoirs publics et autorités de régulation.

En 2026, les radios indépendantes — locales, régionales, thématiques et généralistes, diffusées en FM, en DAB+ et sur les supports numériques — continueront de faire vivre un média solide, pluriel et ancré dans les territoires, engagé dans une dynamique constante d’évolution, d’innovation et d’adaptation de ses pratiques.

Cette dynamique repose sur l’action collective de l’ensemble des acteurs du média radio et sur un dialogue exigeant et constructif avec les pouvoirs publics, au service de l’avenir de la radio.

Le SIRTI renforce sa représentativité et accueille dix régies publicitaires

Annoncée en juin dernier, l’ouverture du SIRTI aux régies publicitaires locales est désormais effective. Dix régies ont déjà rejoint le syndicat aux côtés des éditeurs, marquant une étape structurante pour la défense du modèle économique des radios indépendantes et le renforcement de leur poids sur le marché publicitaire local.

Avec plus de 8 millions d’auditeurs quotidiens, les radios indépendantes constituent un acteur majeur du paysage audiovisuel français. Leur équilibre économique repose en grande partie sur la publicité locale, qui représente pour nombre d’entre elles près de la moitié de leur chiffre d’affaires et conditionne la production d’une information de proximité de qualité.

Or, ce marché connaît des tensions croissantes. En 2024, les recettes de publicité locale des radios indépendantes ont été challengées par le développement croissant du digital qui capte désormais 36 % des investissements locaux (+8,3 %) et de la progression de la télévision segmentée (+13,5 %), selon l’Observatoire des investissements publicitaires locaux et le BUMP 2024.

Dans ce contexte, le SIRTI a fait le choix d’ouvrir ses portes aux régies publicitaires locales afin de fédérer l’ensemble de la chaîne de valeur de la radio indépendante. Face au captage des investissements par les plateformes numériques et à l’essor rapide de la télévision segmentée, le syndicat renforce ainsi sa capacité d’action. Il entend veiller à la bonne application des dispositifs réglementaires et promouvoir une véritable responsabilité démocratique des acteurs vis-à-vis de l’écosystème médiatique local en faisant appliquer la règle « à programme local, publicité locale ».

Cette représentativité élargie dans le secteur publicitaire s’inscrit en complémentarité avec les éditeurs de radio qui ont fait le choix d’organiser leurs services commerciaux au sein de structures intégrées aux équipes assurant la conception des programmes.

En cette fin d’année 2025, dix régies publicitaires ont rejoint le SIRTI. Couvrant une large part des régions françaises métropolitaines, elles commercialisent principalement des radios indépendantes, mais également d’autres marques radio et, pour certaines, des dispositifs multi-supports :

  • 100% régie
  • Activ média
  • Force 1 publicité
  • Happy media
  • HPI
  • La Maison FG
  • La régie 1981
  • Mediarun
  • Régie Ouest
  • Tertio

« En accueillant les régies locales, le SIRTI affirme sa vocation à représenter l’ensemble de l’écosystème des radios indépendantes. Éditeurs et régies partagent un même engagement : défendre un modèle économique local, garant de la diversité et de la vitalité de l’information dans les territoires », déclare Christophe Schalk, président du SIRTI.

Alliance de la Radio / Mentions légales : le gouvernement alourdit encore la charge du média radio dans le secteur des crédits à la consommation

Malgré le constat unanime de l’inefficacité des mentions légales à la radio et de nombreux travaux de sensibilisation, le Gouvernement vient de décider de mettre fin à l’une des rares exceptions françaises qui exonérait la radio de l’obligation de diffuser une mention légale pédagogique dans les publicités contenant une offre de crédit à la consommation. 

L’Alliance de la Radio exprime son profond mécontentement après la publication de l’ordonnance du 3 septembre 2025 relative au crédit à la consommation.

Issue d’une approche juridique excessivement prudente, cette ordonnance transposant une directive européenne relève davantage de la surtransposition que du strict respect du droit européen. Elle est à la fois politiquement incompréhensible et anachronique au regard des besoins actuels du média radio.

Ce choix qui gomme toute spécificité du média radio, contraint en termes de temps et d’espace, va à contre-courant des constats et préconisations du rapport interministériel de décembre 2024, qui appelait explicitement à un allègement des mentions légales, jugées inefficaces et nuisibles à la lisibilité des messages.« En supprimant cette exception, le Gouvernement tourne le dos aux analyses qu’il avait lui-même commanditées et adresse un signal paradoxal aux acteurs d’un média déjà fragilisé et pourtant indispensable à la vie démocratique », déclare Constance Benqué, Présidente de l’Alliance de la Radio.

Alors que la radio demeure le média de proximité, de confiance très apprécié des Français, cette contrainte supplémentaire à compter de 2026 viendra alourdir encore davantage et inutilement la création et la diffusion publicitaire radiophonique, au détriment des annonceurs comme des auditeurs.

L’Alliance de la Radio appelle le Gouvernement et les parlementaires à revenir sur ce texte et plus largement à engager rapidement une réforme cohérente de simplification et d’allégement des mentions légales à la radio, indispensable pour préserver l’efficacité publicitaire et l’équilibre économique du média radio.

À propos de l’Alliance de la Radio
Lancée en janvier 2025, l’Alliance de la Radio regroupe les radios RTL, RTL2 et Fun Radio (radios du groupe M6), NRJ, Nostalgie, Chérie FM et Rires et Chansons (radios du groupe NRJ), les 178 radios locales, régionales, thématiques et généralistes indépendantes adhérentes au SIRTI, Europe 1, Europe 2 et RFM (radios du groupe Lagardère Radio), RMC et BFM Business (radios du groupe RMC BFM), Radio Classique (radio du groupe Les Échos Le Parisien) et Skyrock et Skyrock Klassiks (radios du groupe Nakama). L’Alliance porte une ambition forte pour valoriser la puissance et la pertinence du média auprès des acteurs économiques, institutionnels et du grand public. Elle abrite également une Commission publicitaire regroupant les régies publicitaires de ses membres, chargée d’établir tous travaux et études à destination du marché.

La radio débarque à la télé !

DAB+ : la radio débarque à la télé !
À l’initiative d’Ensemble pour le DAB+, l’association nationale de promotion du DAB+, dont le SIRTI est fier d’être membre fondateur, une première campagne TV met à l’honneur l’écoute en voiture ?.
Avec le DAB+, la radio c’est :
> Un son clair, constant et de qualité exceptionnelle
> Encore plus de stations à découvrir, et toujours vos radios locales, régionales, thématiques et généralistes préférées !
>Aucune fréquence à chercher
> 100 % gratuit, partout où vous allez !
Cet été, partez en vacances avec la radio, toujours simple, toujours à vos côtés, grâce au DAB+ !