COVID 19 : LES RADIOS INDÉPENDANTES DEMANDENT LE VERSEMENT URGENT DU FONDS DE SOUTIEN À LA DIFFUSION HERTZIENNE, VOTÉ PAR LE PARLEMENT À L’ÉTÉ 2020

COVID 19 : LES RADIOS INDÉPENDANTES DEMANDENT LE VERSEMENT URGENT DU FONDS DE SOUTIEN À LA DIFFUSION HERTZIENNE, VOTÉ PAR LE PARLEMENT À L’ÉTÉ 2020

Communiqué de presse – 12 janvier 2021

Comme pour de nombreux secteurs de la culture, l’année 2020 a été difficile pour les radios indépendantes, dont le rôle économique, culturel et d’animation des territoires est pourtant, plus que jamais, indispensable. Dans le contexte actuel d’urgence, le SIRTI demande au Gouvernement de mettre en œuvre au plus vite les mesures de soutien annoncées et adoptées, il y a plus de six mois.

La dernière étude menée par le SIRTI auprès de ses adhérents, en décembre 2020, sur les conséquences du deuxième confinement révèle à nouveau des résultats inquiétants pour le secteur :

• Sur le plan social : 70% des radios indépendantes ont eu recours au chômage partiel depuis le 30 octobre 2020 et 46% le maintiendront au premier trimestre 2021. Une radio sur deux a dû supprimer des postes et 68% envisagent de prendre de nouvelles mesures de réduction d’emploi dans les semaines ou mois à venir.

• Sur le plan économique : la situation, notamment au niveau local, est très tendue : 68% des radios indépendantes ne sont pas confiantes dans une reprise rapide du marché publicitaire radiophonique, 49% estiment que leur chiffre d’affaires publicitaire local ne redeviendra à la normale qu’au cours du deuxième semestre 2021.

Cette précarisation de leurs ressources humaines et publicitaires a de lourdes conséquences : 27% des radios indépendantes estiment que cette crise sanitaire qui dure depuis près d’un an met en péril leur activité à court terme. 56% des radios appréhendent l’année à venir et 45% des radios estiment ne pas pouvoir supporter une troisième période de confinement.

Les radios indépendantes sont des relais culturels et économiques essentiels. Ainsi, 79% d’entre elles ont mis en place des offres publicitaires spéciales pour les petits commerces et plus des ¾ des ont soutenu activement la scène musicale française, notamment le spectacle vivant, via des interviews d’artistes, des rencontres (virtuelles ou non) d’artistes avec les auditeurs, l’accompagnement d’événements physiques ou virtuels, des concerts ou live diffusés à l’antenne ou simplement, en diffusant plus de musique.

Alors que les radios sont fragilisées, le Gouvernement doit accélérer le versement du fonds de soutien de 30 millions d’euros à la diffusion hertzienne et numérique, adopté dans la Loi de finances rectificative pour 2020, en faveur des radios privées et des télévisions locales. Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « La lenteur administrative pèse de tout son poids sur nos radios, les plaçant dans une situation de grand danger. Malgré les annonces répétées, nous ne voyons rien venir. Nous attendons que les pouvoirs publics mettent enfin en œuvre les aides promises comme le fonds de soutien à la diffusion hertzienne, il y a urgence. Nous sommes probablement le secteur le moins aidé, et pourtant, nous sommes là pour nos auditeurs et la collectivité publique, particulièrement au cœur des territoires avec nos radios locales ».

10 nouvelles radios adhérentes : le SIRTI conforte sa représentativité

Alors que le secteur de la radio connaît des transformations de son modèle économique et de son univers de concurrence jamais vues, le SIRTI renforce encore sa représentativité des radios indépendantes en accueillant ces derniers mois 10 nouvelles radios adhérentes :

  • 2 radios thématiques nationales : Radio Nova et TSF Jazz.
  • 4 radios locales ou régionales : Radio J et Judaïques FM à Paris, FM81 dans le Tarn et Radio Sainte-Baume dans le Var et les Bouches-du-Rhône.
  • Des radios accessibles en DAB+ : MyZenRadio et Maxximum à Paris, Clazz en Seine Maritime, Loire Atlantique et Vendée et AirZenRadio autorisée par le CSA dans l’offre métropolitaine.

Avec ces 10 nouvelles radios, le SIRTI représente désormais près de 180 radios indépendantes locales, régionales, thématiques ou généraliste d’information.

Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « Il est significatif que de nouvelles radios rejoignent le SIRTI au moment où nous devons faire face à des aléas sans précédent concernant notre média : fragilisation de notre modèle publicitaire, définition de nouvelles normes, concurrence des plateformes… Aujourd’hui, nous représentons 95% des radios indépendantes, nous sommes une force de proposition toujours plus représentative pour faire avancer et défendre le média radio dans sa diversité et sa richesse ».

Offre d’emploi : office manager

OFFRE D’EMPLOI / Office Manager

Le Syndicat des radios indépendantes (SIRTI) recrute pour la Maison des Radios indépendantes son ou sa futur(e) office manager.

La Maison des radios indépendantes regroupe dans un même lieu le Syndicat des Radios indépendantes (SIRTI) et le Groupement Les Indés Radios.

Présentation des missions :

Le / la Office Manager assure la gestion opérationnelle des locaux, l’accueil et diverses tâches administratives en lien avec l’ensemble des équipes présentes à la Maison des radios indépendantes.

À ce titre, les missions générales du poste sont notamment :

> Gestion de l’accueil téléphonique et physique du public et des adhérents 

> Gestion du courrier (affranchissement courrier sortant, livrer courrier entrant, commande de coursier etc.)

> Organisation générale des espaces de travail (préparation de la salle de réunion, commandes éventuelles de fournitures etc.)      

> Aide au suivi administratif et financier par des missions de classement, rangement, synthèse

> Support dans l’organisation d’évènements internes 

> Support dans l’organisation de rendez-vous 

Qualification du poste :

– Expériences solides en office management 

– Aisance à l’oral 

– Connaissance du secteur de l’audiovisuel (plus) 

– Facilité d’adaptation 

– Motivé(e) 

– Organisé(e) 

Type d’emploi : CDI à temps plein 

Rémunération : en fonction du profil 

Poste à pourvoir rapidement

Candidature : info@sirti.info

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À propos du SIRTI

Le SIRTI est un syndicat professionnel, créée en 1981, qui réunit aujourd’hui plus de 170 radios indépendantes, locales, régionales, thématiques et généraliste partout en France. Les radios indépendantes rassemblent plus de 9 millions d’auditeurs chaque jour, elles sont donc des acteurs essentiels à l’essor économique et culturel des territoires. Le SIRTI est également le 1er employeur de la radio privée avec 2 500 salariés dont 500 journalistes. 

Le SIRTI œuvre à répondre aux nouveaux défis économiques, technologiques et législatifs auxquels sont confrontés les éditeurs indépendants, afin qu’ils trouvent toute leur place au sein des nouveaux supports de diffusion.

CONVENTION CITOYENNE POUR LE CLIMAT ET MÉDIAS : LES MÉDIAS LOCAUX RAPPELENT LE RÔLE DE LA PUBLICITÉ DANS LEUR MODÈLE ÉCONOMIQUE ET FONT DEUX PROPOSITIONS EN FAVEUR DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Communiqué du SIRTI et de Locales TV

Médias gratuits, les radios indépendantes et les télévisions locales rappellent leur rôle d’acteurs culturels et économiques uniques au cœur des territoires. Conscients de leur responsabilité sociétale, elles avancent deux propositions qui participent à la transition écologique tout en préservant leur modèle économique.

À un moment où le modèle de financement des médias est remis en question par certaines propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat visant à interdire la publicité pour des secteurs importants, les radios indépendantes et les télévisions locales rappellent l’importance de médias locaux privés qui représentent un maillage exceptionnel des régions françaises avec plus de 50 chaînes de télévisions locales (environ 300 journalistes) et 170 radios indépendantes (2 500 salariés dont 500 journalistes).

Ces médias locaux incarnent la proximité au quotidien, au cœur des territoires, et permettent à tous ceux qui les regardent ou les écoutent d’avoir accès gratuitement à une information locale qu’ils ne trouvent pas partout. Médias responsables et engagés, les télévisions locales et les radios indépendantes diffusent de nombreuses émissions ou chroniques en lien avec l’environnement. En ce sens, il est essentiel de poursuivre la valorisation et le soutien à la diffusion hertzienne (FM, DAB+, TNT) des médias audiovisuels, d’ailleurs beaucoup moins consommatrice d’énergie que la diffusion IP via internet.

Ces médias sont aujourd’hui grandement fragilisés par la crise sanitaire, qui se traduit par une baisse conséquente de leur chiffre d’affaires publicitaire, alors qu’ils ont maintenu leurs programmes en période de confinement pour préserver le lien social.

La sensibilisation du public à la protection de l’environnement ne doit pas se faire au détriment des médias financés essentiellement par la publicité, diffusant gratuitement leurs programmes. Il en va de la liberté d’expression et de la préservation de la diversité du paysage médiatique dans les territoires. En effet, la grande distribution (qui pourrait subir une interdiction publicitaire) représente 50% du chiffre d’affaires des radios indépendantes et 43% de celui des télévisions locales. Le secteur automobile représente quant à lui respectivement 20% et 16% du chiffre d’affaires publicitaire des radios indépendantes et des télévisions locales.

Avant toute décision radicale et non concertée, il est nécessaire de chercher des solutions alliant la lutte contre le changement climatique et la préservation d’industries culturelles et créatives comme les radios indépendantes ou les télévisions locales qui contribuent chaque jour à la diffusion et au financement de la culture, de l’information, de la musique et du divertissement auprès de millions de Français.

C’est pourquoi les radios et télévisions locales avancent deux propositions :

  • La création d’une autorité publique de régulation de la publicité, dotée de pouvoirs de contrôle et de sanction, à l’instar du CSA qui régule les contenus audiovisuels.
  • La mise en place d’un « Contrat Média-Climat » sous l’égide et le contrôle du CSA.

Les signataires de ce contrat (radios, télévisions, régies…) prendraient des engagements sur les contenus éditoriaux et publicitaires destinés à valoriser et sensibiliser sur la transition écologique. Ce qui pourrait se traduire par l’accompagnement des actions des annonceurs présents sur les antennes pour favoriser la présence de messages respectueux de l’environnement et la mise en place de conditions tarifaires plus favorables pour favoriser des campagnes institutionnelles en faveur de pratiques responsables, de l’utilisation de produits moins polluants, etc. selon le dialogue qui sera noué avec les annonceurs et selon les secteurs.

Les radios indépendantes et les télévisions locales, conscientes de leurs particularités, appellent par ailleurs à réfléchir au modèle économique des médias locaux, à leurs spécificités et à leurs évolutions et demandent la tenue d’Assises des médias locaux sous l’égide du Ministère de la Culture et du CSA.

À propos du SIRTI :

Premier employeur de la branche de la radiodiffusion, le SIRTI est le syndicat des radios indépendantes. Il représente et réunit 170 radios privées locales, régionales, thématiques et généralistes en France, diffusées en FM, en DAB+ et sur le digital. Les radios indépendantes représentent la première audience avec près de 9 millions d’auditeurs quotidiens, un quart du chiffre d’affaires de la radio privée (167 millions d’euros en 2019) et un tiers des effectifs de la radio privée en France avec 2 500 salariés dont 500 journalistes.

À propos de Locales.tv :

Locales.tv rassemble plus de 50 services de télévisions locales. Une quarantaine de service est diffusé par voie hertzienne. Elles produisent à l’aide de leurs 300 journalistes et 200 employés, 60 heures de programmes d’informations locales chaque semaine, participant à la démocratie locale en organisant des dizaines de débats lors des élections locales, valorisent la création locale et des évènements sportifs inédits par des captations/rediffusions, soutiennent la production en région (+ de 200 h de documentaires dont 157 en tant que premier diffuseur.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE : 2 ÉLUS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU SIRTI

Réunies en Assemblée Générale à distance, les radios indépendantes, alliées naturelles du commerce de proximité, se mobilisent pour rester présentes au cœur des territoires et élisent deux nouveaux administrateurs.

Le SIRTI a fait le bilan de ses travaux auprès de ses adhérents lors de son Assemblée Générale qui s’est tenue à distance la semaine dernière. De nombreuses actions ont été menées par le syndicat pour soutenir les radios indépendantes, notamment sur le volet social en proposant des mesures d’accompagnement des radios dans un contexte sanitaire qui précarise l’emploi ainsi que sur l’avenir de l’audiovisuel, l’évolutions de ses règles et de sa régulation.

L’Assemblée Générale a procédé au renouvellement partiel de son Conseil d’Administration, et ont été réélus :

  • Aurélie Bertereau Hit West
  • Christophe Schalk, Top Music

Le Conseil d’Administration du SIRTI est donc à présent composé de :

  • Alain Liberty, Vibration – Président ;
  • Aude Binder, DKL Dreyeckland – Trésorier ;
  • Christophe Schalk, Top Music ;
  • Aurélie Bertereau, Hit West ;
  • Olivier Fabre, 100% Radio ;
  • Régis Picot, Radio VFM ;
  • Philippe Vives, Sud Radio.

Pour Alain Liberty, Président du SIRTI : « Je me réjouis de voir la vie démocratique de notre syndicat aussi puissante, le taux de participation à l’élection des postes administrateurs n’a jamais été aussi élevé avec plus de 90% de votants. C’est essentiel et cela démontre à quel point les radios indépendantes font corps avec leur syndicat. Elles ont besoin d’être représentées, entendues et défendues à un moment crucial pour notre média. »

Cette Assemblée Générale a également été l’occasion d’un moment d’échanges et de perspectives articulé autour de différents invités qui ont pu s’adresser aux adhérents dans une vidéo spécialement réalisée pour l’occasion comme Madame Roselyne Bachelot-Narquin, la Ministre de la Culture, Monsieur Roch-Olivier Maistre, le Président du CSA ou encore Jean-Philippe Thiellay, le Président du Centre National de la Musique.

Les priorités du SIRTI pour les mois à venir sont nombreuses. Elles concernent notamment le renforcement des aides indispensables pour que les radios indépendantes puissent affronter la crise, la nécessaire évolution de la réglementation obsolète qui encadre la radio, les travaux autour des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, ou encore la reconnaissance de la création radiophonique. Un sujet essentiel qui, en protégeant les contenus et programmes des radios, pourrait générer de nouveaux revenus réduisant de manière vertueuse la dépendance à la publicité.